chevelure brune, et ses grains de beauté lui donnaient un charme fou, un succès. Et à chaque fois que mes lèvres se posaient sur les siennes, si douces, alors je frissonnais. Et moi, je commençai à m'endormir. Mes yeux se recroquevillaient, ma bouche baillait, et mon corps se laissa poser. En un instant, je plongea comme une enfant aux milles rêves. J'y étais, sans fortune, sans sac, sans nourriture, juste avec le c½ur, et le sien.
Je ne savais pas quel chemin prendre. Non, nous ne marchions pas sur des nuages, nous ne flottions pas dans l'air, et nous n'avions pas d'ailes. Mais tout était aussi beau. Je ne dis pas qu'il n'y avait ni guerre, ni massacre, ou encore que la paix, et que tout le monde est heureux, et vivaient convenablement, et que les plus misérables étaient de nouveaux riches... Non, hélas, il y avait encore tout ça. Mais si j'étais si joyeuse, c'est parce qu'il était là, et qu'il suffisait à mon bonheur. Main croisée dans la sienne. Regards posés sur les lèvres, et nous nous embrassions. C'était simple, aucune complexité, mais tellement intense, et sincère: ce qui faisait toute la différence. Tout ça, sous un ciel très noir illuminé par des perles d'étoiles scintillantes. J'aurai pu dire que tout ce tas d'étoiles n'était rien face à mes sentiments. Rien face à toi. Et là, nous nous réveillons, d'un coup, en sursaut, comme si nous avions fait le même rêve, le même souhait. Sans comprendre, sans chercher, nous nous sommes regardés et embrassés avec passion, comme si le rêve devait se finir ainsi.
Texte: aussi.




